Rédiger une bonne introduction
Une introduction est le plus souvent un texte placé au début d’un ouvrage. Elle a généralement pour fonctions principales de présenter le sujet et d’annoncer le plan d’un document écrit.
L’introduction : une partie essentielle
L’introduction d’un texte revêt une importance capitale. En effet, c’est par celle-ci que vous allez susciter ou non l’intérêt de votre lecteur. Elle est à l’image des premières secondes où l’on rencontre une personne et où l’on se fonde ses propres impressions sur celle-ci.
Cet aspect fondamental se retrouve dans la première phrase de l’introduction : l’accroche. Elle permet de capter votre lecteur.
Pour un roman, on parle d’incipit : il s’agit des premiers mots de l’ouvrage. L’introduction annonce généralement dans ce cadre le genre et le style du texte, comme dans L’Étranger, d’Albert Camus : “Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.”
L’introduction peut apparaître dans de nombreux types de textes :
- des dissertations ;
- des romans ;
- des essais ;
- des articles en ligne ;
- des écrits académiques (rapports de stage, mémoires, thèses), etc.
Elle peut également être présente dans des supports non écrits (oeuvres musicales, etc.).
L’introduction dans les écrits académiques
Dans les rapports de stage, mémoires et thèses de doctorat, l’introduction doit captiver le lecteur afin de le convaincre de l’intérêt de poursuivre sa lecture.
Dans ce type d’écrits, l’introduction suit globalement des règles générales. Toutefois, certaines nuances peuvent émerger selon la nature du document produit. Nous vous proposons ainsi un tableau récapitulant les caractéristiques de l’introduction dans tous ces documents.
Écrire une bonne introduction dans les écrits académiques nécessite deux aspects essentiels :
- respecter les parties devant la composer ;
- respecter le ton de ce genre d’écrits (le style académique universitaire qui est décrit ci-dessous dans le tableau).
Rapport de stage | Mémoire | Thèse | |
---|---|---|---|
Position | Après les remerciements et le sommaire. | Après le sommaire (éventuellement après la liste des tableaux et des schémas et le glossaire, s’ils sont présents). | Après le sommaire (éventuellement après le glossaire, les listes de tableaux et de figures et des abréviations, si ces parties sont présentes). |
Longueur | Entre une et deux pages. | N’excède pas deux pages. | Sauf consignes particulières, l’introduction dans la thèse n’a pas de taille maximale. Elle peut tout à fait mesurer plus de trente pages.
Elle représente un véritable chapitre de la thèse, ses parties et sous-parties sont donc titrées. |
Composition | Les parties importantes
Les parties facultatives
|
Les parties importantes
Les parties facultatives
|
Une introduction de l’introduction
La définition du sujet
Le contexte
La problématique
La méthodologie utilisée
L’objectif et organisation de la thèse
|
Ton | Style académique universitaire
Langage soutenu respectant les caractéristiques suivantes :
|
Style académique universitaire
Langage soutenu respectant les caractéristiques suivantes :
|
Style académique universitaire
Langage soutenu respectant les caractéristiques suivantes :
|
Exemples d’introduction dans les écrits académiques
Exemple d’introduction de rapport de stage
Du 29 janvier 2017 au 29 juillet 2017 (six mois), j’ai effectué un stage au sein de l’entreprise Spirula située à Londres. Au cours de ce stage dans le département marketing, j’ai pu m’intéresser aux stratégies internationales implantées pour conquérir le marché américain. L’entreprise Spirula se situe dans le quartier des affaires de Londres. Elle est spécialisée dans les produits fabriqués avec de la spiruline dans le secteur de l’agroalimentaire. Mon maître de stage étant Michel L., co-fondateur de l’entreprise, j’ai pu apprendre dans d’excellentes conditions et ai bénéficié d’un soutien de qualité. Mon stage au département marketing de Spirula a consisté essentiellement en l’élaboration de stratégies d’implantation sur le marché américain, l’analyse de données, la réalisation d’études de marché et de la prospection. Plus largement, ce stage a été l’opportunité pour moi d’appréhender le monde des affaires à Londres et les stratégies d’implantation dans les marchés développés nord-américains. Au-delà du fait d’enrichir mes connaissances en marketing international, ce stage m’a permis de comprendre dans quelle mesure les stratégies marketing fluctuent en fonction du pays d’implantation ciblé et à quel point le réseau est important dans le monde des affaires. Ce stage a donc été une opportunité pour moi de percevoir comment une entreprise dans le secteur de l’agroalimentaire se développe en contexte international, quels sont ses défis et son évolution au cours du temps. Ce rapport de stage se développe ainsi au prisme de la problématique de l’internationalisation d’une entreprise vers le marché américain face à une concurrence importante. L’élaboration de ce rapport a pour principale source les différents enseignements tirés de la pratique journalière des tâches auxquelles j’étais affecté. Enfin, les nombreux entretiens que j’ai pu avoir avec les employés des différents services de la société m’ont permis de donner une cohérence à ce rapport. En vue de rendre compte de manière fidèle et analytique des six mois passés au sein de la société Spirula, il apparaît logique de présenter à titre préalable l’environnement économique du stage, à savoir le secteur de l’agroalimentaire (I), puis d’envisager le cadre du stage : la culture d’entreprise dans la société Spirula comme décisive dans la prise de décision (II). Enfin, il sera précisé les différentes missions et tâches que j’ai pu effectuer au sein du service marketing, et les nombreux apports que j’ai pu en tirer (III).
Exemple d’introduction de mémoire
Le taux de chômage en France a atteint des records avant une légère baisse courant 2016, s’établissant à 3,73 millions de personnes sans aucune activité inscrites à Pôle emploi en avril 2017. Pendant le quinquennat de François Hollande, on a vu affluer 549 200 chômeurs supplémentaires alors que la promesse électorale était « d’inverser la courbe ». Emmanuel Macron table d’ici 2022 sur une réduction à 7 %. L’Allemagne a instauré de nouvelles pratiques afin de réduire son taux de chômage et d’augmenter son taux de croissance. Il est ainsi pertinent de s’intéresser aux pratiques de réduction du chômage en Allemagne et en France dans une étude comparative. La relation entre le taux de chômage et la croissance est un thème traité en Master 1 à Sciences Po Toulouse. L’intervention de Monsieur D. en mai 2017 lors d’une conférence sur le chômage et la croissance en Allemagne a soulevé des questionnements qui m’ont interpellé et ont piqué mon intérêt face à la conjoncture actuelle en France sur ces thèmes. L’Allemagne a un taux de chômage inférieur à la France et un taux de croissance supérieur. Cette différence s’explique principalement par le fait que beaucoup de femmes allemandes décident de devenir des femmes au foyer lorsqu’elles ont des enfants, que beaucoup de personnes en recherche d’emploi acceptent des emplois à temps partiel ou que le télétravail et home-working se développent. Selon le BIT, est chômeur toute personne (de 15 ans ou plus) qui remplit les critères suivants : « être sans travail », « être disponible pour travailler » et « rechercher activement un emploi, ou en avoir trouvé un qui commence ultérieurement ». La définition du chômage pour l’INSEE est plus souple que celle du BIT et plus précise, distinguant huit catégories de chômeurs. Elle reprend les critères précédemment énoncés en les atténuant. Aussi la catégorie 1 dispose de quatre critères : – le chômeur ne pas avoir d’emploi ou disposer d’une activité réduite, de moins de 78 heures pour le mois ; – le chômeur doit être disponible immédiatement ; – le chômeur doit rechercher un emploi à plein-temps, puisqu’il peut exercer une activité réduite ; – le chômeur doit être inscrit à Pôle Emploi. Il s’agit donc de la seule démarche active que recense l’INSEE contrairement au BIT ; – l’INSEE comptabilise des chômeurs de plusieurs catégories, qui répondent seulement à un ou plusieurs éléments, du chômeur à temps partiel (catégorie 2) à une personne qui a exercé une activité de plus de 78 heures. Pour être chômeur selon le système statistique européen Eurostat, il faut avoir été sans travail durant la semaine de référence (soit moins d’une heure hebdomadaire d’activité) et avoir fait des démarches spécifiques en vue de retrouver un emploi, sans forcément s’être déclaré comme chômeur auprès de l’administration. Enfin, aux États-Unis, le Bureau of Labor Statistics compte comme chômeurs les personnes n’ayant pas d’emploi, en ayant cherché un activement durant les 4 semaines passées, et disponibles pour travailler. Nous utiliserons la définition de l’Eurostat pour la présente étude étant donné que nous mettrons en relation deux pays européens, la France et l’Allemagne. Les définitions du BIT et de l’INSEE sont très franco-centrées et celle du Bureau of Labor Statistics ne s’appliquerait pas en Europe. La France doit implanter de nouvelles stratégies pour lutter contre le chômage et augmenter sa croissance sous le quinquennat d’Emmanuel Macron. Afin de traiter le sujet et de répondre aux questionnements émis, un plan de recherche a été établi. Il consiste tout d’abord en trois questionnaires postés en ligne à intervalles réguliers sur quatre mois. Nous avons également mené des entretiens semi-directifs avec des économistes français et allemands. La recherche empirique a été complétée par de nombreuses lectures sur le sujet. Nous voudrions comprendre en quoi l’Allemagne traite la problématique du chômage différemment de la France, si ces stratégies sont efficaces en termes de croissance et si ces pratiques sont applicables en France. Nous verrons dans un premier temps qu’il est nécessaire d’établir l’état actuel du chômage et de la croissance en France ainsi qu’en Allemagne afin de mettre en exergue les différences de traitement de ce phénomène (chapitre I). Nous devrons également tenter d’analyser les stratégies allemandes qui fonctionnent dans la résolution du problème du chômage (chapitre II), avant de finalement déterminer si elles pourraient être implantées en France au regard des ressources et infrastructures actuellement en place (chapitre III).
Exemple d’introduction de thèse
- Qu’est-ce qu’une introduction ?
-
Une introduction est généralement un texte court figurant en préambule d’un ouvrage. Dans un écrit académique (rapport de stage, mémoire, thèse), l’introduction suit des usages particuliers et sert principalement à présenter le sujet du document et à annoncer son plan.
- Comment rédiger une bonne introduction ?
-
Pour écrire une bonne introduction, il convient de respecter deux aspects :
- dérouler les parties attendues (par exemple l’accroche, la présentation du stage et de l’entreprise, l’annonce du plan, etc.) ;
- rédiger en usant d’un style académique exigeant la clarté, la précision, la concision, la neutralité et la cohérence.
Citer cet article de Scribbr
Si vous souhaitez citer cette source, vous pouvez la copier/coller ou cliquer sur le bouton “Citez cet article” pour l’ajouter automatiquement à notre Générateur de sources gratuit.
Costes, A. (2020, 30 juin). Rédiger une bonne introduction. Scribbr. Consulté le 19 février 2025, de https://www.scribbr.fr/elements-linguistiques/introduction-academique/